Les 5 meilleures méthodes pour avoir mal au bas du dos

Les 5 meilleures méthodes pour avoir mal au bas du dos

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Je suis chiropraticienne depuis longtemps, alors j’en ai vu passer des dos douloureux! Les patients ont une multitude de façons, souvent originales, de se faire mal. Mais avec le temps, j’ai pu regrouper leurs explications en 5 catégories:

1. Un accident ou une blessure.

Une chute, un faux mouvement, un accident, un effort pour soulever quelque chose… Le diagnostic est facile à établir, le traitement est simple, les applications de glace diminuent l’inflammation, les étirements diminuent les spasmes musculaires, les ajustements chiropratiques rétablissent la biomécanique et le tour est joué. La prévention est plus simple encore: ne recommencez pas!

2. Une blessure subtile.

Le patient a commencé à avoir mal récemment mais ne se souvient pas d’une cause spécifique. Dans la plupart des cas, en posant des tas de questions et en expliquant la biomécanique impliquée dans ce type de blessure, le patient se souvient d’une blessure mineure survenue quelques jours avant le début des douleurs. Dans bien des cas, c’était si léger qu’il n’avait pas remarqué s’être blessé. Le traitement ressemble essentiellement à celui de la 1ère catégorie. Cependant, la prévention exige de vérifier attentivement les mouvements en cause et des exercices de prévention seront probablement proposés.

3. Une douleur chronique provenant de stress mécanique.

Le poste, le type et les outils de travail sont souvent en cause ici, de même que les habitudes de posture et de sommeil. Alors il faut bien analyser votre poste de travail, consulter un ergonome. Parfois c’est à la maison qu’il faut changer le mobilier, son aménagement ou sa disposition.  Mais même si vous travaillez avec tous les gadgets ergonomiques, même si vous dormez sur le meilleur lit au monde… une mauvaise position de façon chronique finira par vous rattraper! Et ce n’est pas facile à corriger car il faut trouver la mauvaise habitude et la changer. Sinon, tous les traitements du monde ne feront que vous soulager temporairement… jusqu’à ce que vous retourniez vous écraser sur votre divan, le dos tout croche pour regarder le film de fin de soirée!!!

4. Une dégénération des disques ou des articulations.

La plupart du temps, la dégénération des disques et des cartilages de la colonne vertébrale est le résultat de vieilles blessures. Le problème provient d’une biomécanique fautive et se développe lentement et silencieusement pendant des années. La raideur vient avant la douleur, progressivement. Souvent détecté par des radiographies; disques affaissés, hernies discales, ostéophytes, arthrose facétaire, etc..  Pas facile de trouver la cause exacte. Pas facile à traiter parce que les structures sont abimées souvent de façon irréversibles. On essais principalement de vous négocier un terrain d’entente avec votre dos, et les soins réguliers sont souvent requis pour contrôler la situation.

5. Une autre raison plus originale, mais aussi plus sérieuse.

Ces cas sont plus rares et demandent un examen approfondi. On parle ici des douleurs causées par les différentes formes d’arthrite, celles référées par des pierres aux reins et les maladies des organes génitaux ou intestinaux, les métastases, etc. Généralement, pas ce que votre chiropraticienne veut trouver… et pas ce que le patient veut entendre. Votre chiropraticienne saura vous référer au professionnel approprié si malheureusement vous tombez dans cette catégorie.

Le traitement de votre mal de bas du dos dépend évidemment de votre histoire de cas, des résultats de vos examens physiques, neurologiques, orthopédiques et radiologiques et du diagnostic auquel votre chiropraticienne arrivera.

Votre chiropraticienne connait le fonctionnement de la colonne vertébrale sur le bout de ses doigts, elle est la meilleure pour trouver ce qui se passe avec votre dos et trouver une solution durable à vos problèmes. Quelle que soit la méthode que vous avez utilisée pour vous faire mal… consultez la sans tarder!

Dre Marie-Sylvie LeBlanc, chiropraticienne

LES AJUSTEMENTS CHIROPRATIQUES

Constituant le principal élément du programme de soins de votre chiropraticienne, les ajustements chiropratiques permettent de corriger les anomalies fonctionnelles de votre colonne vertébrale et de vos articulations.

Il existe des centaines de techniques différentes. Parfois on utilise une pression rapide et contrôlée, parfois une pression lente et constante, parfois des tractions prolongées suffisent, parfois des points de pression sont nécessaires…

Chaque chiropraticienne utilisera une façon plutôt qu’un autre selon son expérience clinique, votre taille, votre poids, votre âge, votre historique, votre état de santé, votre problème… et vos préférences.

CRAC! ou déclic!

Certains ajustements – pas tous – produisent un bruit distinct. Ce bruit indique qu’il y a eu formation d’une petite bulle, causé par un transfert de gaz et de liquide, dans l’articulation. Bien qu’impressionnant (surtout dans le cou, à cause de la proximité des oreilles), le bruit ne signifie pas grand-chose, ne fait pas mal et n’est pas indicateur d’efficacité. Certaines techniques sont plus susceptibles d’en produire, mais d’autres n’en produisent jamais. Exprimez-vous si cela vous dérange, votre chiropraticienne connait plein de trucs… qui ne font pas de bruit!

Traitements complémentaires

On peut vous recommander d’autres moyens thérapeutiques afin de diminuer l’inflammation, procurer du soulagement ou accélérer le processus de guérison. Glace, chaleur, pommades et exercices vous seront conseillés. Des conseils au sujet des suppléments naturels, de l’alimentation et de votre entrainement sportif sont aussi au menu.

Votre chiropraticienne, c’est LE docteur de votre corps!

Homo Sederus (l’homme assis en latin)

 

Est-ce notre prochain niveau d’évolution? Ça se pourrait bien! On reste assis en moyenne 9,3 heures par jour! Soit 39% de notre journée. Assis pour manger, assis dans l’auto dans le trafic, assis au travail, assis devant la télé… Assis est rendu plus populaire que couché!  (Seulement 7,3 heures par jour en moyenne)

 

Le corps n’avait pas été originalement conçu pour être assis. On se doute bien que dans le temps des cavernes, les occasions de s’asseoir n’étaient pas nombreuses. Dans les tribus primitives, seul le chef était assis sur un trône… et encore ! Avec l’informatisation de notre société, le temps que nous passons assis augmente de plus en plus.

La position assise entraîne beaucoup de problèmes :

  • La lordose lombaire diminue et les muscles du bas du dos s’affaiblissent
  • La cyphose dorsale augmente et les épaules s’arrondissent, les bras et les mains s’engourdissent
  • La tête avance en avant des épaules
  • Les fléchisseurs de la hanche (psoas et ischiojambiers) raccourcissent
  • Les abdominaux partent en vacances
  • Les mouvements de respiration sont réduits
  • Les organes abdominaux sont comprimés et la digestion est ralentie
  • Le niveau d’hormone du stress en circulation dans le sang augmente.

Alors pour contrôler le problème, levez vous de votre chaise! Restez debout! Faites le « flamand rose » en vous tenant sur une seule jambe. Utilisez autre chose qu’une chaise, un gros ballon, un gros coussin, assoyez vous par terre. Changez de position souvent.

Le mouvement, c’est la vie!

Dre Marie-Sylvie LeBlanc, chiropraticienne

LA RÈGLE DES 3 JOURS

« Ça ne file pas, mais est-ce assez important pour aller consulter ? Ça partira peut-être finalement tout seul? »

La règle des 3 jours, c’est un p’tit truc bien simple!

«Tout changement dans notre état de santé devrait, s’améliorer en un maximum de trois jours.  Passée cette limite, c’est que notre corps ne peut corriger seul le problème ». Alors, consultez !

Voici quelques exemples :

  • Une diarrhée ? Si après 3 jours ça ne s’améliore pas, consultez au plus vite
  • Une toux profonde ? S’il n’y a aucune amélioration après 3 jours, consultez
  • Courbatures après la première partie de quille de la saison ? Si après 3 jours vous n’êtes pas mieux, consultez votre chiropraticienne !

Penser que : « Ça va partir tout seul! » ne fait que permettre au problème de s’installer, s’aggraver, devenir chronique et  se répandre.

Réagissez… avec la règle des 3 jours !

LA SUBLUXATION VERTÉBRALE

  • Altération du mouvement, de la position ou de l’équilibre d’une articulation.
  • Peut se produire partout où se trouve une articulation, doigts, poignets, coudes, épaules, hanches, genoux, chevilles… et surtout dans la colonne vertébrale.

Que se passe-t-il?

Une subluxation cause une lente et progressive irritation et dégénération des structures de l’articulation touchée.

C’est d’abord le cartilage qui souffre du mauvais alignement d’une subluxation. La diminution du mouvement de l’articulation réduit la circulation du liquide synovial.

Avec le temps, le cartilage meurt de faim et de soif et s’intoxique. Il s’aminci et s’assèche.

La friction augmente dans l’articulation, le liquide synovial s’accumule pour compenser. L’articulation enfle et de l’inflammation apparait. Il se forme des dépôts osseux en réaction à ces frictions anormales. Ces dépôts osseux irritent la capsule et les ligaments et déforment l’articulation.

On appelle ça de l’arthrose.

Quels sont les symptômes?

Au début, souvent rien du tout. Avec le temps, de la raideur, une sensation d’accrochage, de l’enflure, de la douleur.

Quand une subluxation se produit dans la colonne vertébrale, elle a le potentiel d’influencer non seulement le fonctionnement de l’articulation mais aussi les structures environnantes comme les  muscles posturaux et les racines nerveuses de la moelle épinière. C’est alors tout le fonctionnement d’une partie du corps qui a le potentiel d’être affecté.

Que doit-on faire?

Les chocs, les chutes, les mauvais efforts, les mouvements répétitifs, les mauvaises postures, ce sont toutes des raisons pour déstabiliser vos articulations. Vos chiropraticiennes savent détecter, prévenir et corriger les subluxations vertébrales et articulaires. Les soins chiropratiques favorisent le bon alignement des articulations, la réparation des cartilages et contribuent à éviter l’usure en corrigeant les premiers signes de débalancement.

Consultez-les sans tarder.

LES ÉTUDES D’UN CHIROPRATICIEN

La chiropratique est enseignée au Canada depuis 1945  au Canadian Memorial Chiropractic College (CMCC) (www.cmcc.ca). Dre LeBlanc y a obtenu son diplôme en 1986.

Au Québec, c’est depuis 1993 que le programme universitaire de doctorat de premier cycle en chiropratique est offert à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) (www.uqtr.ca/chiropratique)

Les Dres Simon et Plasse sont des graduées de l’UQTR.

Les études d’un chiropraticien

Pour pratiquer la chiropratique au Québec, il faut avoir complété avec succès le programme de 245 crédits (4669 heures de cours!) en anatomie, physiologie, neurologie,  biochimie, embryologie, microbiologie, pathologie, nutrition, radiologie, principes et techniques chiropratiques, diagnostic et diagnostic différentiel… entre autres! Ces études sont suivies d’un internat en clinique supervisée de 16 mois.

Votre chiropraticien est un DOCTEUR reconnu, membre d’un Ordre professionnel. Il doit se conformer au Code des professions du Québec et au Code de déontologie des chiropraticiens.

À la fin des études, avant de pouvoir exercer, les docteurs en chiropratique doivent avoir réussi l’examen de compétence national du Conseil canadien des examens chiropratiques (CCEC) (www.cceb.ca) ainsi que l’examen de déontologie et réglementation de l’Ordre des chiropraticiens du Québec(OCQ) (www.ordredeschiropraticiens.qc.ca)

Formation continue obligatoire

Pour se tenir à la fine pointe de la compétence et de la recherche, les chiropraticiens doivent suivre la formation continue obligatoire annuellement, participer à des séminaires de perfectionnement et  faire de nombreuses lectures de publications professionnelles.

formation selon des standards internationaux

Cette formation est reconnue par standardisation internationale de l’organisme  Councils on Chiropractic Education International (CCEI) (www.cceintl.org), qui est chargé de définir les normes de formation des programmes de chiropratique à travers le monde.

En 2012, on compte plus de 1, 300 chiropraticiens au Québec et plus de 8, 200 au Canada. La chiropratique est présente presque partout à travers le monde et reconnue dans 85 pays avec plus de 100, 000 chiropraticiens.

HISTOIRE DE LA CHIROPRATIQUE

Hippocrate, figure légendaire de la Grèce Antique et considéré comme le père de la médecine, décrivait dans ses écrits un traitement comparable à la chiropratique moderne.

En 1895, un canadien résidant au États-Unis, Daniel David Palmer, établit les principes de base de la chiropratique moderne. Le mot « chiropratique » provient de mots grecs signifiant « traiter avec les mains ». La première école de chiropratique fut établie à Davenport dans la banlieue de Chicago,  et déjà en 1902, les premiers chiropraticiens s’établissaient au Canada.

En 1945 à Toronto, la première institution d’enseignement de la chiropratique au Canada fut fondée; le Canadian Memorial Chiropractic College (www.cmcc.ca). L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) (www.uqtr.ca/chiropratique) offre le programme depuis 1993. Plus d’une trentaine d’établissements d’enseignement offrent le programme de chiropratique à travers le monde, et tous offrent un programme standardisé selon les normes internationales de l’organisme Councils on Chiropractic Education International (CCEI) (www.cceintl.org).

La chiropratique est devenue au fil des années la 3e plus importante profession de la santé. Selon les statistiques de 2012, on compte plus de 1, 300 chiropraticiens au Québec, plus de 8, 200 au Canada et plus de 100, 000 dans le monde répartis dans 85 pays.