Le cartilage

Le cartilage

Le cartilage est la partie un peu caoutchouteuse des os. Fabriqué de collagène, d’eau et de glycosaminoglycanes, on en retrouve sur toutes les surfaces articulaires des os, et c’est le constituant principal du bout du nez et des oreilles! Mais il y en a aussi de chaque côté du sternum,  au bout des côtes, pour donner de la flexibilité à la cage thoracique et permettre la respiration. Ce sont des anneaux de cartilage qui, comme les anneaux d’un tuyau de balayeuse, gardent votre trachée et vos bronches ouvertes pour laisser passer l’air que vous respirez. C’est en cartilage que sont fabriqués les ménisques du genou.  Et enfin, ce sont des anneaux de cartilage qui forment les disques entre chacune de vos vertèbres.

Le bébé qui vient au monde est presque entièrement fait de cartilage et c’est génial! C’est un peu comme un modèle réduit ou une maquette de l’os adulte, mais en beaucoup plus léger et flexible. Une chance, avec toutes les acrobaties que les jeunes font pendant leur croissance, de l’apprentissage de la marche… au ski acrobatique!

Contrairement à d’autres tissus conjonctifs, le cartilage ne contient pas de vaisseaux sanguins. Ses cellules sont nourries par diffusion, aidés par l’action de pompage engendré par la compression du cartilage. Comme une éponge qu’on écrase pour absorber le liquide, le cartilage absorbe les nutriments provenant de l’os qu’il recouvre et du liquide synovial dans lequel il baigne.

Le MOUVEMENT est donc essentiel à son développement, son maintien et sa survie! À l’âge adulte, il n’y a plus de régénération du cartilage, alors toute lésion est à peu près irréversible. Un cartilage brisé, usé ou effrité ne se répare pas…

L’arthrose?

arthrose-schemaEn santé, le cartilage est lisse, glissant, spongieux et juteux, et permet un mouvement harmonieux en absorbant les chocs et compressions (un peu comme une patinoire fraîchement resurfacée avec la Zamboni!).

Malheureusement, quand une articulation est blessée, mal utilisée, poussée au-delà de ses limites ou tout simplement désalignée (subluxation), le cartilage se détériore progressivement.  Il devient fissuré, raboteux, rigide et sec… comme une rue pleine de « nids de poule » ou une patinoire après une partie endiablée.

(Pour en savoir plus, consultez l’article l’arthrose.)

Chiropratique?

Il est curieux d’entendre certaines personnes mal renseignées dire que les traitements chiropratiques pourraient causer l’arthrose, alors que c’est précisément l’inverse qui se produit. Votre chiropraticienne aide votre cartilage articulaire à demeurer en santé. En effet, les ajustements chiropratiques entrainent une séparation des surfaces articulaires, diminuant pour une courte période de temps la pression exercée sur les cartilages. De plus, le mouvement créé par un ajustement accroit la circulation du liquide synovial qui nourrit le cartilage et le réalignement des surfaces articulaires permet une meilleure mobilité, sans contrainte et sans douleur.

Et puisqu’il faut bouger pour ne pas rouiller, aussi bien bouger sans douleur… Alors consultez votre chiropraticienne pour conserver vos cartilages en santé!

Suppléments?

Puisque le cartilage est constitué de glucosamine, de chondroitine et de collagène, il est normal de penser que prendre des suppléments de ces substances aiderait le cartilage à se réparer. Plusieurs études ont été faites pour vérifier si c’était efficace  (voir un bon résumé dans http://www.cartilagehealth.com/glucosamine.html)

Le mieux qu’on peut dire en ce moment c’est que la supplémentation en chondroitine et glucosamine pourrait apporter un peu de « soulagement chez les gens qui souffrent de douleur modérée à sévère du genou ».

Puisque ce résultat ne se fait sentir qu’après plusieurs semaines (6 à 12) d’un dosage élevé de ces suppléments, et puisque le principal problème avec les produits naturels c’est qu’on n’est jamais certains de leur composition ou concentration, il faut se méfier des mirages.

Et ça ne fonctionne pas pour tout le monde! C’est comme si on vous livrait un chargement de blocs de ciment; une personne va dire : « Chic, je vais pouvoir me faire une fondation de maison », et l’autre ne saura pas quoi faire avec ça!

Si après 3 mois de supplémentation vous ne voyez pas d’amélioration, arrêtez. C’est votre portefeuille qui va souffrir!

Dre Marie-Sylvie LeBlanc, chiropraticienne

Le soulagement est au congélateur!

Que ce soit une cheville foulée, un orteil écrasé, un genou tordu, un spasme musculaire ou un tour de rein, la première chose à faire quand on s’est blessé c’est d’appliquer de la GLACE. L’endroit blessé devient rapidement enflé, gorgé de liquide provenant de la rupture des vaisseaux et des cellules. C’est l’accumulation de liquide qui cause la sensation de pression et amplifie la douleur de près de 50% !

La glace, appliquée immédiatement après la blessure, fait contracter les vaisseaux sanguins, réduit l’épanchement de sang et de liquide et diminue les dommages.

Mais il n’est pas nécessaire de déménager dans le congélateur ou dans un igloo!

La glace doit être appliquée à tous les jours, au moins 4 fois par jour pendant 10 à 15 minutes, à partir du moment de la blessure jusqu’à ce que la douleur disparaisse. Votre chiropraticienne préférée vous dirait : « Quand vous commencez à l’oublier… c’est que ça va mieux! »

En plus, la glace anesthésie la zone affectée et diminue la douleur, ce qui vous permet de bouger plus confortablement la zone blessée. Parce que si vous arrêtez de bouger, les muscles vont atrophier, les ligaments vont cicatriser trop court et  les séquelles de votre blessure seront plus importantes. Sachant que les muscles perdent environ 1% de leur force par jour d’inactivité, il est important de garder du mouvement dans la zone blessée, de bouger à l’intérieur de l’amplitude de mouvement qui ne fait pas mal, et d’appliquer encore de la glace après les traitements de votre chiropraticienne, la réhabilitation, les étirements et les exercices de renforcement.

Et la chaleur?

La chaleur apporte relaxation et réconfort, mais pas de soulagement. N’oubliez pas que la température à l’intérieur du corps est déjà entre 36,1° et 37,8°C (96,8° et 100,4°F). Toute la chaleur que vous appliquez sur la peau ne se rend pas en profondeur, là où se situe la douleur. Même les onguents ne font que donner l’impression de réchauffer les muscles, c’est en réalité la peau qui chauffe. Et parfois, ça chauffe tellement que ça brule! On voit souvent des adeptes du coussin chauffant se présenter à la clinique avec des zones de peau brûlée dans le dos, parce qu’ils se sont endormis sur leur coussin électrique.

Si vous tenez vraiment à vous mettre de la chaleur parce que vous ne tolérez pas bien la glace, utilisez la chaleur humide d’une bouillotte, d’une serviette humide réchauffée, ou d’un sac magique. Au moins… vous ne cuirez pas!

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cryothérapie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Température_corporelle_humaine

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonte_musculaire